Inauguration du mat le 5 mars 2022

Réunion d’information publique organisée par Montcel Durable

Les présents

L’association Montcel Durable ainsi que d’autres personnes favorables au projet ont été recensés à hauteur de 30 personnes environs.

Notre association présentait 66 personnes sur site.

D’autres personnes, en nombre moindre, n’étaient pas clairement identifiées comme étant favorable ou non au projet.

Consultez l’article de La Montagne Inauguration du mat le 5 mars 2022

Montcel Durable: Un promoteur-en-devenir

Après une présentation, où il nous a été redit ce qui avait déjà été présenté le 29 mars lors d’une précédente permanence à la mairie de Saint Hilaire la Croix, nous avons pu nous exprimer et poser nos questions.

Cela nous a permis de confirmer que nous ne sommes plus en face d’une association locale à laquelle nos communes ont du adhérer, mais bien à un promoteur en devenir.

Promoteur qui prétend vouloir nous protéger des promoteurs industriels! Industriel soit dit en passant, la définition n’est pas claire. Nous faisons donc face à un promoteur, qui sera comme les autres, puisqu’il aura les mêmes contraintes et les mêmes scrupules (aucun donc) pour arriver à ses fins. Pour illustrer ce propos, le promoteur-élu explique qu’un promoteur industriel cherche avant tout à faire signer des baux pour mettre la main sur le foncier. Or, c’est exactement ce qu’a fait le promoteur-élu puisque sur les communes, des baux ont déjà été présentés et signés il y a plusieurs mois, présentés comme des promesses de bail qui n’engagent à rien. Engagé sur 25 ans renouvelable, certains doivent regretter d’avoir signé sous l’influence de la bienveillance municipale.

C’est là que le bas blesse, c’est là la surprise: le promoteur est venu de l’intérieur, avec sa casquette d’élu soucieux de ses administrés.

On nous dit ce que l’on veut entendre

Nous avions lors de la permanence d’information du 29 Janvier 2022 à la Mairie de Saint Hilaire la Croix, émis la volonté que la population puisse bénéficier des réductions sur les factures d’électricité. C’était un moyen de mettre dans la balance des compensations aux nuisances. Compensations qui n’existent jamais, dans toute l’histoire de l’éolienne en France. La rentabilité de ces projets réside dans la revente (plus cher!) de cette électricité d’origine renouvelable, au détriment de la population qui en subit les conséquences. In fine, nous payerons cette électricité deux fois, en nature et en pécuniaire. Les réductions sur le prix de l’électricité est de toutes façons impossible puisque la facturation dépend du contrat avec le fournisseur d’électricité. Il n’y a aucun lien avec le producteur. Cela n’a jamais été fait, ni en France, ni ailleurs.

Et pourtant, on nous a servi, le 5 mars, que ce point était à l’étude pour en faire bénéficier les habitants. A écouter les protagonistes, nous sommes en face d’experts sur le sujet. Quelle mascarade!

La transparence selon ce futur promoteur

Pour information, nous avions demandé à consulter l’étude d’impact en cours de réalisation, document qui est de la propriété de Montcel Durable. La consultation nous avait été accordée, à la condition de n’en pas divulguer le contenu. Cette condition a été respectée: ni photos, ni copies.

Cette consultation s’est déroulée le Vendredi 4 Mars à la mairie de Saint Hilaire la Croix à 17h30.

110 pages, référencées dans la table des matières, étaient manquantes en plein milieu du document. A la légitime interrogation de la localisation des dites pages, il y eut deux réponses:

  • Le 4 mars: les pages n’existent pas, pour preuve un document de travail présenté sur PC. Document de travail en PDF, soit non-modifiable (le « travail » sur PDF est excessivement difficile à accomplir)
  • Le 5 mars, ces pages existent mais le promoteur ne souhaite pas les mettre à disposition..

Le résultat est le même, il n’y a en fait pas de consultation. La transparence n’est définitivement pas de mise, uniquement une transparence de façade.

Atmosphère complexe

Nous sommes tous, partisans ou opposant de ce projet, des citoyens des villages concernés. Nous avons maintes fois pris part ensemble à des événements publics dans les villages, pris des photos et même invités à prendre des photos de l’événement.

Le 5 mars en revanche, seuls les partisans au projet ont échappé à des remarques sur l’absence de demande d’autorisation de photographier l’événement. Visiblement l’autorisation au droit à l’image est intimement lié à votre attachement au projet ou pas.

Nous déplorons que nous ne sommes plus entre citoyens discutant de leur avenir, mais bien en face des associés d’un futur promoteur. Entre le promoteur-industriel et le promoteur-élu (celui qui nous sauvera des griffes du premier) quelle est la différence?

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